Un entretien, ce n’est pas un piège, ni un interrogatoire. C’est un échange où un jury cherche à comprendre qui vous êtes, ce qui vous motive, et comment vous vous exprimez.
Que vous soyez lycéen·ne / étudiant·e ou parent, l’objectif est le même : arriver le jour J avec une préparation claire, concrète, et rassurante.
Dans cet article, vous allez voir comment préparer un entretien d’admission avec une méthode simple, utile pour les jeunes et les parents.
1) Le pitch : votre carte d’entrée (et votre meilleur allié)
Le pitch, c’est votre introduction. Il donne le ton et peut orienter toute la suite de l’entretien. Un pitch efficace permet :
- d’accrocher l’attention,
- de donner envie d’en savoir plus,
- de guider l’échange (au lieu de subir les questions).
L’idée, ce n’est pas de “raconter votre parcours scolaire” comme une liste, mais de parler de vous : ce qui vous rend unique, ce qui vous intéresse, ce que vous avez compris de vos expériences, et le sens de votre projet.
Une structure simple (3 phrases) :
- Qui vous êtes aujourd’hui (votre situation, votre profil, votre contexte).
- Ce qui vous anime (ce qui vous plaît, ce qui vous attire, ce qui vous donne de l’élan).
- Ce que vous visez (la formation, le domaine, ce que vous voulez explorer et pourquoi).
Exemple (à adapter) :
“Je suis en Terminale avec un intérêt fort pour . J’aime particulièrement parce que . Aujourd’hui, je candidate à car je veux développer et je me projette vers .”
2) L’entretien : un dialogue, pas un interrogatoire
On imagine souvent l’entretien comme une suite de questions pièges. En réalité, le jury évalue beaucoup de choses “entre les lignes” :
- votre capacité à écouter et à répondre à la question posée,
- votre clarté d’expression,
- votre curiosité,
- votre capacité à argumenter,
- votre recul sur vos expériences.
Ce qui fait souvent la différence, ce n’est pas d’avoir “la réponse parfaite”, c’est de savoir parler de vos expériences : stage, engagement, sport, projet personnel, job, bénévolat, concours, activité artistique, participation à un événement… Même une expérience courte peut être très pertinente si vous savez l’expliquer.
Conseil clé : entraînez-vous à répondre à des questions variées, y compris celles qui vous surprennent. L’objectif n’est pas de tout prévoir, mais d’apprendre à rester calme, à réfléchir, et à répondre de façon structurée.
3) La méthode STAR : votre plan anti-blabla pour raconter une expérience
Quand on raconte une expérience, on a tendance à :
- donner trop de détails,
- oublier son rôle,
- rester flou,
- ne pas expliquer ce qu’on a appris.
La méthode STAR est une grille simple pour structurer une réponse et être convaincant·e :
- S — Situation : le contexte (où, quand, avec qui, quel cadre).
- T — Tâche : votre rôle (ce qu’on attendait de vous, votre objectif).
- A — Action : ce que vous avez fait concrètement (vos choix, vos initiatives).
- R — Résultat : ce que ça a donné (résultat concret, retour, impact, apprentissage).
Pourquoi ça marche ?
Parce que le jury voit à la fois l’action et la réflexion : vous montrez comment vous vous organisez, comment vous réagissez, ce que vous apprenez, et comment vous progressez.
4) La posture : ce que votre corps dit de vous (et ce qui vous aide à tenir)
Votre posture, votre regard, votre ton de voix, votre rythme, les silences… tout cela communique. Et surtout, cela influence aussi votre propre niveau de confiance.
L’objectif n’est pas de jouer un personnage, mais d’être vous-même en version posée :
- une posture stable (bien ancré·e, pas recroquevillé·e),
- un regard présent (sans fixer),
- des gestes simples (éviter les gestes parasites),
- une voix audible (même si elle tremble un peu au début).
Bonne nouvelle : cela se travaille vite avec un entraînement simple.
5) La motivation : la montrer, pas la déclarer
“Je suis motivé·e” ne suffit jamais. Le jury veut comprendre ce qui vous pousse à être là et si cette motivation est concrète.
Pour rendre votre motivation crédible, parlez de :
- ce que vous avez exploré (portes ouvertes, vidéos, lectures, échanges, recherches),
- ce que vous avez essayé (stage, projet, engagement, activités),
- ce que vous avez compris (ce qui vous plaît, ce que vous voulez apprendre, ce que vous visez).
La clé : personnaliser.
Montrez que vous savez à quoi vous postulez : ce que la formation propose, ce qui vous attire dans ses contenus, sa pédagogie, ses débouchés, ses valeurs, ses projets, ses spécificités.
Une phrase modèle utile :
“Ce qui m’attire dans cette formation, c’est , parce que . J’ai commencé à explorer ce domaine en , et j’ai compris que j’aimais particulièrement . Aujourd’hui, je veux développer ___.”
Conclusion : une préparation simple, qui change tout
Se préparer à un entretien, ce n’est pas apprendre des réponses toutes faites. C’est construire un fil conducteur :
- un pitch clair,
- des expériences bien racontées (STAR),
- une posture qui soutient,
- une motivation incarnée et personnalisée.
Jeunes : vous gagnez en assurance et vous apprenez à vous présenter avec clarté.
Parents : vous pouvez soutenir efficacement, en aidant à structurer et à s’entraîner, sans prendre la parole à la place.
Bonne nouvelle ! Je peux vous accompagner dans votre préparation : En savoir plus
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